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	<title>Feminin.co.il &#187; Histoires juives</title>
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	<description>Le Blog des femmes juives francophones</description>
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		<title>La responsabilité d’un éducateur et le respect dû à l’élève.</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Jul 2010 18:44:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Martine</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Cette histoire véridique a été rapportée par le Rav Fanger sur le site « Hidaberoute » du Rav Zamir Cohen.
Dans une synagogue de Jérusalem, deux familles fêtent les fiançailles de leurs enfants. Les invités arrivent, heureux de s’associer à cette joie. Comme le veut la coutume, le fiancé se doit de prendre la parole et prononcer un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Cette histoire véridique a été rapportée par le Rav Fanger sur le site « Hidaberoute » du Rav Zamir Cohen.<span></span></strong></p>
<p>Dans une synagogue de Jérusalem, deux familles fêtent les fiançailles de leurs enfants. Les invités arrivent, heureux de s’associer à cette joie. Comme le veut la coutume, le fiancé se doit de prendre la parole et prononcer un « Dvar Tora ».</p>
<p>Le fiancé à qui nous donnerons le prénom de Moshé, se lève et ses copains commencent à l’applaudir et à chanter.  Moshé sourit et fait signe à ses amis d’arrêter pour qu’il puisse enfin s’exprimer. Il est ému, on le comprend. Il regarde la feuille où il avait mis par écrit son commentaire, il ferme les yeux et commence son discours :</p>
<p>- Si je suis tel que vous me voyez aujourd’hui, dit Moshé, je le dois à mon instituteur du cours moyen première année. Si sa réaction avait été différente, j’aurais été, moi aussi, certainement différent et très loin du jeune homme que vous avez devant vous.</p>
<p>Dans les yeux des invités, on pouvait y lire un certain étonnement. En effet, Moshé était connu comme un élève brillant, assidu dans l’étude et très respectueux des mitsvot. Que signifier ses propos ?</p>
<p>- Je me dois de vous donner des explications, continue Moshé. Voici donc toute l’histoire.</p>
<p>« Lorsque j’étais au cours moyen première année, j’avais un copain assez riche. Un  jour, il arriva avec une montre magnifique, dernier cri. Il était heureux d’exhiber aux yeux de toute la classe le splendide cadeau qu’il avait reçu de son oncle venu d’Espagne.</p>
<p>Et moi, de mon côté, je me mis à l’envier. Ma famille n’avait pas les mêmes moyens que mon copain et je savais pertinemment que même dans mes rêves les plus fous, je ne recevrai jamais un pareil cadeau. C’est alors qu’il me vint une idée. Et le destin va me donner un sérieux coup de main. En fait, je pensais que la montre de mon copain serait mieux à mon poignet qu’au sien. Et lorsque la cloche sonna l’arrêt du cours et le début de la récréation, mon copain eut l’ingénieuse idée de laisser sa montre sur le pupitre.</p>
<p>Bien entendu, à son retour, la montre n’y était plus. Et là, c’est l’incompréhension. Qui avait eu le courage de subtiliser un objet qui ne lui appartenait pas ? On connaissait tous les élèves de l’école et ils étaient tous issus de familles honorables. Comment un tel vol pouvait subvenir dans cette classe ?</p>
<p>Notre instituteur arrive et on le met au courant de la nouvelle ! Son visage exprimait la déception.  Il nous demande de nous mettre chacun à côté de son pupitre. Quant à lui, il rejoint son bureau. Il nous regarde avec amour et sévérité en même temps.</p>
<p>- On vient de m’annoncer, dit-il, qu’un de vous aurait volé une montre. J’ai peine à le croire tellement j’ai confiance en chacun de vous. Mais je me dois d’éclaircir cette histoire et vite. J’ai donc une question à vous poser et elle est très simple…</p>
<p>Qui à voler la montre ?</p>
<p>Un silence profond répond à la question.</p>
<p>- Je vois, dit l’instituteur, vous ne me laissez pas le choix. Je vais donc passer à côté de chacun de vous et inspecter vos poches.</p>
<p>Moi, continue Moshé, je sentis ma dernière heure arriver car c’était moi qui avait pris cette satanée montre.</p>
<p>L’instituteur commence ses recherches. Il est, à présent, tout près de moi. Mon cœur bat très vite. Que va-t-il advenir de moi ? Je vais être renvoyé de l’école et mes parents vont être déçus par mon attitude qui ne reflète en rien l’éducation qu’ils m’ont donné.</p>
<p>La main de mon instituteur plonge dans la poche de mon pantalon et bien entendu, il sent l’objet tant désiré.</p>
<p>Moi, je ferme les yeux. Les larmes commencent à poindre car j’attends la sentence. Mais celle-ci ne vient pas. L’instituteur prend la montre de mon pantalon et la glisse subrepticement dans la poche de sa veste. Et, sans rien dire continue sa recherche. Une fois la recherche terminée, il regagne son bureau. Un sourire radieux auréolait son visage.</p>
<p>- Je suis heureux de vous annoncer que le voleur ne fait pas partie de notre classe et j’en suis soulagé. Cela prouve que les cours que vous prenez ici, dans cette école vous sont productifs et que vous êtes d’excellents élèves. Je suis fier de vous. Fier de savoir que vous vous respectez. Fier de savoir que vous êtes loin d’envier ce que votre copain possède mais qu’au contraire vous êtes heureux pour lui. Fier de constater que vous avez compris que voler ne fera pas de vous quelqu’un de plus riche. Je suis fier, enfin d’être votre instituteur.</p>
<p>- Toutes les paroles qui venaient d’être prononcées m’étaient en fait destinées, continue Moshé, notre fiancé. Mais personne ne le sut. Et c’est là toute la grandeur de mon instituteur.</p>
<p>Cette attitude honorable m’a littéralement transformé. Il n’était plus question de le décevoir. C’est la raison pour laquelle, je suis devenu le jeune homme qui est devant vous aujourd’hui.</p>
<p>La leçon qu’il faut tirer de cette histoire est la suivante : Lorsqu’un professeur doit remettre un élève sur les bonnes rails, il ne faut pas qu’il oublie qu’il s’adresse à un être en devenir et que de sa réaction dépendra le futur de cet élève.</p>
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		<title>&#171;&#160;Rien ne résiste à une foi sincère&#160;&#187;Rav Fanger</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Jun 2010 09:52:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Martine</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Cette histoire véridique a été rapportée par le Rav Fanger sur le site « Hidaberoute » du Rav Zamir Cohen.

Il y a quelques années de cela, un jeune étudiant en yéchiva tomba gravement malade. Après plusieurs examens, les médecins décelèrent une tumeur au cerveau. A l’annonce du diagnostic, la famille est effondrée. Mais le temps presse et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: 'Times New Roman'"><span style="color: #000099"><strong>Cette histoire véridique a été rapportée par le Rav Fanger sur le site « Hidaberoute » du Rav Zamir Cohen.<span></span><br />
</strong></span></span></p>
<p>Il y a quelques années de cela, un jeune étudiant en yéchiva tomba gravement malade. Après plusieurs examens, les médecins décelèrent une tumeur au cerveau. A l’annonce du diagnostic, la famille est effondrée. Mais le temps presse et on conseilla aux parents de voyager en France et de prendre contact avec un chirurgien réputé dans ce genre de maladie.</p>
<p>Pour entreprendre ce voyage et régler le spécialiste en question, les parents se virent contraints de prendre un prêt à la banque. Une fois que les questions financières étaient réglées, ils téléphonent au chirurgien français et prennent rendez-vous.</p>
<p>Le jour de l’opération arrive et malheureusement c’est un échec cuisant. Le médecin français annonce aux parents que les jours de leur fils sont désormais comptés. Ce à quoi la mère lui répond : « Sauf votre respect, docteur, le Maître du monde vous a donné la permission de soigner et votre tâche s’arrête là. En ce qui concerne la vie et la mort, cela est du ressort de Hachem. »</p>
<p>Le médecin lance un regard plein de pitié envers cette pauvre mère qui se refuse à voir la réalité en face.</p>
<p>Dès leur retour en Israël, les parents lancent une campagne de Téhilim pour la guérison de leur fils. Les amis de la yéchiva organisent des cours, chacun essaie d’aider comme il peut. Mais la maladie est là et bien là. Malgré la chimiothérapie et autres médications, l’état du malade empire.</p>
<p>Et pourtant…</p>
<p>Un jour, les parents reçoivent un coup de téléphone tard dans la nuit. C’est le médecin traitant ! Leur cœur bat très vite. Que désire-t-il ? Que va-t-il leur annoncer ?</p>
<p>En fait, il avait peut-être trouvé une solution !</p>
<p>Il avait entendu parler d’un chirurgien américain, expert en neurochirurgie, qui pourrait se déplacer en Israël pour opérer leur fils. Le seul problème était d’ordre financier. Il demandait la somme de 130 000 dollars !</p>
<p>Comment faire ? Les parents avaient déjà fait un prêt à la banque. Devant le désarroi de ses parents, la sœur du garçon décide de vendre son appartement. Bien entendu, les parents refusent ce genre de sacrifice, mais la sœur tient bon et dés le lendemain, elle pose un écriteau : Maison à vendre. Deux jours après, elle trouve un acheteur. Elle est heureuse, son frère va guérir et pour elle, il n’y a que cela qui compte.</p>
<p>A présent, il fallait trouver l’argent nécessaire pour les besoins du chirurgien en Israël, hôtel, taxi, repas etc…</p>
<p>Le Roch Yéchiva réunit tous les élèves et leur demande de faire du porte à porte pour aider cette famille et leur copain alité.</p>
<p>Tous les soirs, après leur journée d’étude, les garçons se mettent à la tâche. Un soir, alors qu’il est en train de donner son cours habituel, le Roch Yéchiva reçoit un appel d’un de ses élèves. Il se trouve devant une station de taxi pour ramasser de l’argent et il essaie de convaincre un des chauffeurs de ne pas prendre une mallette qu’un des ses clients a oublié. Le Roch Yéchiva demande à parler au chauffeur. Dix minutes plus tard, le chauffeur de taxi était en face du Roch Yéchiva.</p>
<p>- Comment vous appelez-vous ? demande le Roch Yéchiva au chauffeur de taxi.</p>
<p>- Je m’appelle Gaby.</p>
<p>- Gaby, mon cher ami Gaby, vous avez devant vous une mitsva extraordinaire, continue le Roch Yéchiva.</p>
<p>- Et c’est laquelle ?</p>
<p>- Rendre un objet perdu à son propriétaire.</p>
<p>- Rav, je vous assure que mon client ne va pas perdre grand-chose si je garde cette mallette. C’est quelqu’un de riche. Un peu plus ou un peu moins d’argent ne changera rien au cours de son existence.</p>
<p>- Avant toute chose, il faut savoir ce qu’il y a à l’intérieur de cette mallette, continue le Roch Yéchiva.</p>
<p>Le chauffeur de taxi tend la mallette au Roch Yéchiva qui l’ouvre et là c’est l’étonnement général. Elle ne contenait pas d’argent mais des ustensiles de chirurgien. Le Roch Yéchiva n’ose croire à la coincidence et si… Il décide de lire le nom qui y est inscrit et crie un merci à Hachem. Le chauffeur, lui, ne comprend pas. Le Roch Yéchiva lui explique que la mallette appartient au chirurgien qui doit opérer l’un de ses élèves. Il demande au chauffeur de l’accompagner à l’hôtel où était descendu le médecin. Il accepte et vingt minutes après, le chirurgien retrouvait sa mallette.</p>
<p>- Cette mallette m’a coûté 4000 dollars et il m’aurait été impossible de pratiquer l’opération pour laquelle je suis en Israël, avoue le chirurgien.</p>
<p>- Je suis heureux pour vous, répond le Roch Yéchiva. Sachez que si cette mallette vous a coûté la modique somme de 4000 dollars, vos honoraires ont coûté la vente d’un appartement. Je prie Hachem que l’opération réussisse et que mon cher élève puisse retrouver les bancs de la Yéchiva.</p>
<p>Le chirurgien n’avait pas bronché. Les propos du Roch Yéchiva l’avaient marqué.</p>
<p>- Que voulez-vous dire en parlant de vente d’un appartement ?</p>
<p>- La sœur du garçon malade a vendu son appartement pour aider ses parents.</p>
<p>Sans comprendre pourquoi, sur le visage du chirurgien, on pouvait y lire un certain désarroi.</p>
<p>- Quelque chose vous tracasse ? demande le Roch Yéchiva au chirurgien.</p>
<p>- Oui. Il n’est pas question que j’accepte l’argent. Allez dire à cette formidable sœur qu’elle peut racheter son appartement.</p>
<p>Le Roch Yéchiva et le chauffeur de taxi restent sidérés devant autant de bonté.</p>
<p>L’opération est un succès et le garçon se remet peu à peu.</p>
<p>Mais l’histoire ne s’arrête pas là.</p>
<p>La sœur qui avait retrouvé ses 130 000 dollars, décide de changer et d’appartement et de ville. Elle désire depuis longtemps habiter Jérusalem. Bien entendu, tout le monde lui rit au nez en lui spécifiant qu’avec l’apport financier qu’elle avait, on ne pourrait lui proposer qu’une petite chambre à Jérusalem. Mais rien n’y fit. Elle était persuadée qu’Hachem ne la laisserait pas tomber. Dès le lendemain, elle se rend dans une agence immobilière qui lui tint le même langage que sa famille, la veille. Elle ressort de l’agence, sereine, elle avait au moins essayé. Pourtant, en face de l’agence, au premier étage d’un immeuble cossu, un écriteau « A vendre » s’offre à ses yeux.</p>
<p>« Et pourquoi pas », se dit-elle. Elle pénètre à l’intérieur de l’immeuble et monte au premier étage. Elle tape à la porte et une dame vient lui ouvrir.</p>
<p>Elle lui fait visiter l’appartement, il est merveilleux. Il y a cinq grandes pièces, une cuisine spacieuse et un balcon à faire pâlir celui qu’elle avait dans son ancien appartement. Bref, elle est subjuguée mais elle sait pertinemment que le plus dur reste à venir : Le prix.</p>
<p>La dame lui avoue qu’elle est là pour faire visiter et non pas pour parler finance. Elles vont devoir attendre le mari. Celui-ci arrive cinq minutes plus tard. Un homme charmant qui annonce à la sœur qu’il vend l’appartement pour  310 000 dollars. La sœur sourit et remercie le couple.</p>
<p>- Combien comptiez-vous mettre ? demande l’homme.</p>
<p>- Je n’ai que 130 000 dollars à vous proposer.</p>
<p>- C’est une plaisanterie ?</p>
<p>- Non. Ecoutez, j’ai vendu mon appartement pour payer le chirurgien…</p>
<p>- Comment vous appelez-vous ? demande l’homme.</p>
<p>- Je suis E.M</p>
<p>- Comment va votre frère ?</p>
<p>C’est au tour de la sœur d’être étonnée.</p>
<p>- Il va bien, D. merci mais comment connaissez-vous mon frère ?</p>
<p>- Je suis Gaby, le chauffeur de taxi qui a rendu la mallette au chirurgien !</p>
<p>Attendez-moi une seconde.</p>
<p>Gaby prend son téléphone portable et appelle le Roch Yéchiva.</p>
<p>- Rav, j’ai un conseil à vous demander. J’ai mis l’appartement de ma mère en vente. Je n’ai pas besoin d’argent, je gagne bien ma vie, grâce à D.</p>
<p>Est-ce que je lui vends l’appartement pour 130 000 dollars en sachant pertinemment que je le vends à perte ?</p>
<p>- Qu’Hachem vous bénisse. Vendez-lui l’appartement.</p>
<p>Et voilà, mes chers amis, la sœur qui avait vendu son appartement à perte pour sauver la vie de son frère, a pu, grâce à l’intervention divine, s’acheter un appartement à Jérusalem, comme elle le désirait.</p>
<p><strong> </strong></p>
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		<title>Une grande sœur exemplaire par  Rony Akrich</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Mar 2010 01:04:59 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Myriam, fille d&#8217;Amram et de Yocheved, nait au cours de la première tragédie de l&#8217;histoire des enfants d&#8217;Israël, au milieu de l&#8217;Egypte esclavagiste et concentrationnaire.<span></span></p>
<p>Quel rôle joua t elle dans ces circonstances là? Digne fille de la tribu de Levi, elle suivit les traces du père et enseigna a la gente féminine des Hébreux, devenant ainsi leur première préceptrice.</p>
<p>Le texte biblique ne rapporte rien la concernant à ce sujet, on voudrait peut-être, de cette façon, nous faire entendre l&#8217;une de ses leçons.  Sa personnalité instruit bien plus que nombres d&#8217;enseignements formels, des l&#8217;âge de six ans elle analyse et comprend très vite que les décisions prises par son père mettent en danger l&#8217;avenir d&#8217;Israël. Elle n&#8217;hésite pas à se rebeller et a remettre en question le pouvoir décisionnaire d&#8217;Amram quand celui-ci en vient à divorcer son épouse car désespérer d&#8217;une situation qui lui parait sans lendemains possibles.</p>
<p>Ses conclusions sont sans appels, de telles actions engendreront des situations bien plus dramatiques que celles fromentées par pharaon, lui ne voulait l&#8217;extermination que des enfants males et vous voici devenu bien pire car niant, également, aux filles le droit a la vie. Comment osez-vous, père, douter un seul instant de la délivrance promise par l&#8217;Eternel D&#8217;… d&#8217;Israël?</p>
<p>Amram et tous les autres hommes reprirent femmes, convaincus de la justesse des propos de Myriam et revigorés par sa foi et sa confiance inébranlable. Elle ne perdit pas pied et pris son jeune frère Aaron, âge de deux ans, dans une farandole effrénée de joie entrainant avec elle dit- on, des anges qui chantaient a plein poumons le bonheur d&#8217;une mère retrouvant ses petits. Myriam grandit et prophétise la venue prochaine, dans sa famille, d&#8217;un nouvel être qui sauvera Israël des méandres de cet exil. Propos étonnant pour tout un chacun alors que les nouveau-nés sont justement et maintenant massacrés sans aucune mansuétude.</p>
<p>Notre jeune héroïne ne désarme pas et transporte son jeune bébé de frère sur le Nil, intimement persuadée d&#8217;assister en direct au sauvetage de Moshe, sans vraiment trop savoir comment cela se déroulerait.</p>
<p>Lorsque Bytia, fille de pharaon, recueille l&#8217;enfant, tout devient clair aux yeux de Myriam, elle sait pertinemment que rien n&#8217;est le fruit du hasard et c&#8217;est dans les couloirs de ce pouvoir hégémonique que grandira le futur conducteur de la sortie d&#8217;Egypte. L&#8217;exégèse biblique pense que les deux sages femmes qui sauvèrent les bébés Hébreux étaient Yocheved et Myriam, là aussi elles durent faire preuve d&#8217;un courage sans borne et d&#8217;un esprit résistant aux épreuves des maitres sadiques.</p>
<p>Jamais rien ni personne n&#8217;empêchera cette jeune femme de croire, d&#8217;espérer et d&#8217;affirmer haut et fort qu&#8217;envers et contre tout les aléas de son histoire, la délivrance se rapproche et les lendemains deviendront de plus en plus enchanteurs. Il y a de forte présomption a penser que ce fut elle qui entraina les femmes a la fabrication de tambourins devant servir a louer et rendre allègre les chemins de la liberté, ne prenant du même coup pas le temps de faire lever la pate.</p>
<p>Son message est des plus évident, le levain seul ne pourra nous rédempter, c&#8217;est avec notre âme et notre conscience d&#8217;être qu&#8217;il nous sera permis de croire et de réaliser.</p>
<p>http://www.ronyakrich.com</p>
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		<title>Feminin #19 &#124; Décembre &#8211; Janvier 2010</title>
		<link>http://blog.feminin.co.il/feminin-19/</link>
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		<pubDate>Wed, 20 Jan 2010 19:29:23 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Retrouvez dans le nouveau Feminin des articles concernant le couple, les enfants, sans oublier les modèles de PRINCESSE AVA
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Retrouvez dans le nouveau Feminin des articles concernant le couple, les enfants, sans oublier les modèles de PRINCESSE AVA</p>
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		<title>Histoire de Hanoucah envoyée par le Beth-Midrach Méacher Chéména La’hmo</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Dec 2009 19:41:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Martine</dc:creator>
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		<description><![CDATA[« Tous les fidèles de la synagogue Or Yossef sont heureux en ce Chabbat de ‘Hanoucca. Deux garçons fêtent leur Bar Mitsva (communion). Yaïr, qui doit monter à la Tora en premier, est bien connu car c’est le fils du président. Le second garçon, du nom de Lior, est un élève du Rabbin de la synagogue.

Yaïr [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« Tous les fidèles de la synagogue Or Yossef sont heureux en ce Chabbat de ‘Hanoucca. Deux garçons fêtent leur Bar Mitsva (communion). Yaïr, qui doit monter à la Tora en premier, est bien connu car c’est le fils du président. Le second garçon, du nom de Lior, est un élève du Rabbin de la synagogue.</p>
<p><span></span></p>
<p>Yaïr est serein, il a un atout majeur, une voix mélodieuse. Mais il a aussi bien travaillé, bien répété et surtout bien écouté tous les conseils de son maître, à savoir mettre toute sa confiance en Hachem et avoir conscience que c’est devant Lui que nous lisons la Tora et non pour épater l’assemblée présente. Pour Lior, c’est déjà plus délicat. C’est un enfant charmant, gentil, travailleur amis sa voix, un véritable désastre.</p>
<p>L’office du matin est terminé, on sort les Séfarim (rouleaux de la Tora) et c’est au tour de Yaïr de prendre la place du ministre officiant. Il voudrait commencer à lire mais aucun son ne sort. Son père lui demande ce qui se passe et le garçon lui fait signe qu’il n’arrive plus à parler. Dans l’assemblée, on est dans l’expectative. Il parlait bien ce matin, que lui arrive-t-il ? On est aussi désolé pour lui, il a tellement investi pour cette paracha. Yaïr essaie de nouveau mais en vain et au final, c’est le rabbin qui lit la paracha.</p>
<p>Le tour de Lior arrive, il se débrouille comme un chef. Même si sa voix ressemble à un train qui entre en gare, il n’a commis aucune erreur. Après sa lecture, tout le monde le félicite et le garçon est très heureux.</p>
<p>Après l’office, un apéritif est offert par les deux familles et c’est le moment que choisit le rabbin pour avoir une petite discussion avec Yaïr.</p>
<p>- Que se passe-t-il ? demande le rabbin.</p>
<p>- Vous avez entendu la voix de ce garçon, n’est-ce pas ?</p>
<p>- Oui, comme tout le monde.</p>
<p>- Il a travaillé aussi dur que moi avec cet atout en moins, la voix. Je ne pouvais pas lui infliger cette humiliation de lire la Tora après moi. Tout le monde aurait fait la comparaison et personne n’aurait félicité Lior. J’ai préféré invoquer une extinction de voix.</p>
<p>Le rabbin regarde Yaïr avec tendresse.</p>
<p>- Tu as bien compris la leçon de ‘Hanoucca. Matatias et ses cinq fils ne supportaient pas la souffrance infligée au peuple juif et c’est la raison pour laquelle ils se sont révoltés. Toi, tu as préféré laisser la vedette à un enfant plutôt que de lui infliger une humiliation. Je te félicité. »</p>
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		<title>Parabole par Ruth Ollivier</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Dec 2009 18:59:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Martine</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Isaïe 5 v. 20 : Malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien mal, qui font des ténèbres la lumière et de la lumière les ténèbres.
La spécificité d’Israël nous saute actuellement au visage : malgré tout les efforts diplomatiques qui ont été menés, malgré toutes les bonnes relations qui ont été établies, malgré les intérêts [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Isaïe 5 v. 20 : <em>Malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien mal, qui font des ténèbres la lumière et de la lumière les ténèbres.</em></p>
<p><em><span style="font-style: normal">La spécificité d’Israël nous saute actuellement au visage : malgré tout les efforts diplomatiques qui ont été menés, malgré toutes les bonnes relations qui ont été établies, malgré les intérêts économiques réciproques, rien ne prévaut devant un mot d’ordre islamiste. Nous en avons l’exemple récent avec la Turquie.</span></em></p>
<p><em><span style="font-style: normal"><span></span>cl</span></em></p>
<p>Le premier de la classe est toujours seul dans la cour de récréation et quand il n’est plus seul c’est qu’il est attaqué par plusieurs.</p>
<p>Il y a en fait deux types de relations :</p>
<p>-          les relations de complicité, de compréhension mutuelle et réciproque,</p>
<p>-          et les relations sociales</p>
<p>En grandissant le premier de la classe a appris qu’il était dangereux de rester seul et il a tenté d’établir de « bonnes relations » avec les autres en se mettant à leur niveau et par conséquent en se faisant plus bête qu’il n’est.</p>
<p>Mais cette stratégie n’est pas payante à long terme et je dirai même plus : elle est dangereuse car elle entraîne l’illusion d’être « comme l’autre » pour les deux parties en présence.</p>
<p>Chez nous une petite voix diabolique s’insinue pour nous susurrer à l’oreille : <em>après tout nous sommes tous des êtres humains, des fils du même père, il n’y a aucune raison de ne pas s’entendre, nous sommes des êtres de parole, des êtres de relations, des êtres raisonnables ; on va s’expliquer et on va finir par se comprendre…</em></p>
<p>C’est bien d’une petite voix diabolique dont il s’agit. D’une voix logique, raisonnable, mâture qui prétend privilégier la relation au détriment d’une réalité plus vaste.</p>
<p>L’autre, le vis-à-vis, dans un premier temps charmé d’être « au même niveau que le premier de la classe », va beaucoup apprendre de lui mais comme il lui manque une chose essentielle : une éthique ! Il va utiliser ce qu’il apprend à son contact pour le retourner contre  son initiateur à la première occasion. Et comme il est plus malin, plus retors, et surtout sans scrupules il va se prendre à penser que le premier de la classe n’est qu’un pauvre type que l’on va pouvoir berner et détruire avec ses propres outils, avec ses propres compétences. Comme c’est jouissif ! Dès qu’il a été initié à l’intelligence, le vis-à-vis s’en sert pour en détruire l’origine, c’est-à-dire pour s’en approprier l’origine. Dans une grande jouissance d’idolâtrie ! C’est moi le plus grand, le plus fort, le plus intelligent. D’ailleurs il suffit de regarder une carte du monde : nous sommes les plus nombreux, c’est donc le signe !</p>
<p>Le premier de la classe est tout triste. Il ne comprend pas, il a pourtant été très sympa avec son vis-à-vis, il n’a pas cherché à lui en imposer, il n’a pas fait de rétention d’information, il a au contraire cherché à se mettre à son niveau sans souci de l’écraser ou de le snober. Il lui a fait part de tout ce qu’il sait, il a tout partagé avec lui. L’autre pourrait lui en être à minima reconnaissant ou même sans en arriver jusque là, s’il ne veut plus de relation avec lui, tout au moins l’ignorer.</p>
<p>Mais le vis-à-vis ne veut pas prendre le risque que l’origine de son intelligence puisse un jour être attribuée au premier de la classe. Il va donc lui falloir organiser sa destruction, sa disparition, part tous les moyens.</p>
<p>Le premier de la classe a des difficultés à comprendre ça. Car il faut bien reconnaître que parallèlement à son intelligence il a un côté très stupide : il veut continuer à croire qu’une relation est possible avec des êtres humains appartenant à un monde autre. Pour établir une relation il faut être deux : du même monde, c’est-à-dire avoir la même éthique, la même sensibilité, la même exigence de vie. C’est déjà suffisamment difficile d’établir de bonnes relations avec les gens de son propre monde, ce n’est pas la peine d’en rajouter en cherchant les complications ailleurs.</p>
<p>Mais le premier de la classe est prêt à toutes les bassesses pour rester en relation avec ce monde « autre ». Malgré les corrections qu’il se prend régulièrement dans la cour de récréation il continue. Une fois il a même failli en mourir et alors, suscitant la compassion momentanée de quelques « autres » on lui a attribué un coin dans la cour pour s’y réfugier. C’était un vieil  entrepôt qui servait aux élèves pour venir fumer ou répéter des spectacles. Quand le premier de la classe s’est vu attribuer cet endroit il a été très content. Immédiatement il a mis son intelligence au service de l’endroit et a réussi à transformer cette ruine en un joli petit espace de vie. Au grand dam des autres qui, de ce fait, étaient remis face à une réalité inacceptable : non seulement ils n’avaient pas réussi à éliminer définitivement le traitre mais maintenant celui-ci les narguait dans sa jolie petite maison !&#8230;. c’était le comble !</p>
<p>Ils sont allés se plaindre au directeur qu’ils n’avaient plus d’endroit pour répéter leur pièce de théâtre, que cet entrepôt était un endroit pour tout le monde, qu’on ne pouvait pas l’attribuer à un seul, qu’ils y avaient leurs habitudes et que bien qu’ils en aient été chassés par la décision du directeur de l’attribuer au premier de la classe, ils voulaient y revenir, etc… Le directeur fut sensible à ces arguments et il demanda au premier de la classe de leur restituer une partie de l’entrepôt. Il expliqua au premier de la classe que cela faisait des générations que les élèves venaient répéter les pièces de théâtre à cet endroit et que ce serait un signe de bonne volonté de sa part s’il acceptait, de leur en restituer une petite partie : juste l’endroit où ils viennent très régulièrement, la scène par exemple.</p>
<p>Le premier de la classe, bon bougre car toujours animé par le désir de se faire bien voir, de se faire si ce n’est aimé, du moins, estimé, consentit à cela.</p>
<p>A peine avait-il dit « oui » que les autres, plutôt que de répéter leurs pièces de théâtre, trouvèrent plus amusant d’envoyer des projectiles sur le premier de la classe. Au sein même de l’endroit qui lui avait été octroyé pour être protégé, il se faisait agresser. Que faire ? Il était trop content d’avoir cet endroit et il ne voulait pas mécontenter le directeur par des plaintes et des récriminations contre les élèves alors il décida de construire un mur pour se protéger. Ce mur fut très efficace : il était enfin tranquille !</p>
<p>Mais cette tranquillité ne pouvait pas durer car ses « camarades », frustrés de ne pouvoir continuer à s’amuser à son détriment se plaignirent au directeur. Celui-ci désapprouva le mur mais ça s’arrêta là.</p>
<p>Comme les élèves virent qu’ils n’obtiendraient pas une action plus concrète de la part du directeur ils décidèrent d’agir par eux-mêmes. Ils entreprirent de détruire l’entrepôt en lançant des pierres, en cassant les carreaux, en essayant d’y mettre le feu, etc…</p>
<p>Après avoir enduré ces agressions pendant longtemps le premier de la classe qui avait quand même compris que cet endroit était une bonne planque et qu’il n’était pas question qu’il retourne à sa vie d’errance dans la cour de récréation, soumis aux agressions permanentes de ses « camarades d’école », a décidé de leur renvoyer leurs pierres. Drame des drames ! il avait réussis à égratigner un élève ! Celui-ci, avant d’aller, tout content, se plaindre au directeur, eut une idée géniale : avec l’aide de ses camarades ils maquillèrent la blessure pour la rendre importante, on lui entoura un bras d’un plâtre et on lui donna des béquilles après lui avoir entouré une jambe d’une attelle ! Le résultat fut spectaculaire. Le directeur entra dans une terrible colère vis-à-vis du premier de la classe. Il le punit : il n’eut plus le droit d’assister aux conseils de classe et durant les cours il fut mis au piquet avec un bonnet d’âne et un écriteau autour du cou : <em>je ne suis pas digne de faire partie de mes camarades, je ne suis qu’une mauvaise bête ! </em></p>
<p>Le premier de la classe avait bien tenté de rétablir la réalité des faits mais on lui avait fermé la bouche : « <em>Tais-toi, tu n’es qu’un menteur, qu’un falsificateur. »</em> Même quand il prenait des photos pour plaider sa cause et montrer que la situation était par trop injuste et fondamentalement perverse : que les agresseurs c’étaient les autres et pas lui qui n’aspirait qu’à vivre en paix, on lui rétorquait que sa seule présence était une insulte pour les autres.</p>
<p>Cette situation dura longtemps car les élèves venaient de se trouver un jeu super : aller agresser le premier de la classe dans son lieu de vie. Celui-ci n’osait plus se défendre. Quand, n’en pouvant vraiment plus, il réagissait, alors c’était la fête ! Car c’était sa fête ! Les élèves avaient compris qu’en organisant bien les choses ils pouvaient lui faire un maximum de torts et ils mirent toute leur créativité à ce projet avec le désir avoué de le voir mort, définitivement mort.</p>
<p>Le premier de la classe malgré toutes ces agressions continuait à passer brillamment ses examens, il vient d’ailleurs de recevoir plusieurs prix Nobel. Les élèves de sa classe voyant qu’ils ne viendraient pas à bout de lui aussi facilement qu’ils le pensaient, décident de développer leur influence auprès des autres classes. Ils sont maintenant de plus en plus nombreux à l’insulter, à recouvrir son espace de vie d’ordures, à lui tendre des pièges. Tout est bon, ils n’ont plus aucune retenue. Ils se sont rendu compte que les pires mensonges avaient encore plus d’impact  que les agressions directes. Ils viennent d’ailleurs de faire un film : ils ont grimés l’un d’entre eux pour le faire ressembler au premier de la classe et l’ont filmé en train de s’adonner à toutes les turpitudes. Les élèves de l’école étaient écœurés par ce qu’ils voyaient, certains sont même sortis pour vomir. Le premier de la classe est devenu un paria, une bête immonde reclus dans son enclos.</p>
<p>Dans ses moments de désespoir il se demandait ce qu’il avait pu faire pour mériter ça. Il cherchait en lui :</p>
<p>-          peut-être n’aurais-je pas dû leur renvoyer les pierres,</p>
<p>-          peut-être aurais-je dû être plus conciliant,</p>
<p>-          peut-être que j’abrite en moi, sans le savoir, une grande violence,</p>
<p>-          peut-être que je ne devrais pas me protéger dans cette cabane,</p>
<p>-          peut-être que je devrais vivre comme eux, sans me poser de questions, sans chercher à créer, à apprendre,</p>
<p>-          peut-être que je ne devrais pas chercher à améliorer le monde,</p>
<p>-          peut-être que je devrais renoncer à mon exigence de vie,</p>
<p>-          peut-être que je suis un idéaliste, un rêveur,</p>
<p>-          peut-être que je ne suis pas dans la réalité, que je veux croire en l’être humain et que ce n’est pas possible,</p>
<p>-          il y a obligatoirement quelque chose qui ne va pas en moi,</p>
<p>-          etc.</p>
<p>Toutes ces cogitations le détruisaient autant que les agressions extérieures : il devenait malade, triste, agressif. Il ne savait plus comment agir, comment réagir, il n’avait plus d’espoir.</p>
<p>Le pauvre ! On pouvait comprendre qu’il ne voit pas clair ! Seul contre tous ! Ça oblige un tant soit peu à se poser des questions, si on a encore un peu les pieds dans la réalité ! Mais ça n’apporte pas la solution pour autant !</p>
<p>Puis vint le jour fatidique où, toute l’école fut contre lui. Il était Seul. Des centaines d’élèves hurlant après lui. Cette fois-ci il savait qu’il n’en réchapperait pas et qu’il allait mourir.</p>
<p>C’est alors que le miracle s’accomplit : il comprit ! Il comprit tout ! Ce fut une illumination, une révélation, en un mot un miracle !</p>
<p>Cette prise de conscience était tellement énorme, tellement folle, tellement inacceptable, qu’à aucun moment de sa vie il n’avait consentit à l’envisager.</p>
<p>Il avait toujours <strong>cru</strong> qu’il était supérieur parce qu’il s’était laissé aveuglé par les apparences : effectivement son intelligence intellectuelle était plus brillante que la leur.</p>
<p>Mais il ne <strong>savait pas</strong> que sa supériorité résidait en fait dans son éthique de vie.</p>
<p>De ce fait on ne pouvait plus appeler cela une « supériorité » mais bien une différence de nature d’Etre.</p>
<p>Son éthique à lui était de comprendre la vie. L’intelligence des autres était de développer leur intellect et leur créativité pour les mettre au service de la haine et de la destruction.</p>
<p>Il venait de comprendre qu’il existe des mondes parallèles et qu’il faut assumer le monde auquel on appartient.</p>
<p>Il venait de comprendre que la réalité qui nous entoure est très complexe et qu’elle ne réside pas d’une manière limitative à vouloir établir des relations avec les autres ou a être conciliant ou à être raisonnable ou à faire bien, à ne pas mentir, à rechercher  la justice, etc.</p>
<p>Il venait de comprendre que même si tous ces critères sont importants à respecter il existe une dimension Autre.</p>
<p>Il venait de comprendre que le fait de construire son identité de façon suffisamment profonde et stable pour pouvoir l’assumer pleinement et en vérité était la seule et unique protection  face au mensonge et au travestissement des faits. C’était le chemin qui conduisait au miracle de la Vie : il ouvrit la porte !</p>
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		<title>Histoire vraie envoyée par le Beth-Midrach Méacher Chéména La’hmo</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Dec 2009 18:39:58 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Aujourd’hui, l’école de Pinhas est en effervescence. Après avoir nettoyé la salle de conférence et rangé les chaises, tous les élèves se sont assis bien sagement pour attendre l’invité de marque qui venait leur rendre visite. Chaque année, une semaine avant Roch Hachana, ils l’attendent en étant conscients du grand honneur que cet illustre personnage [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd’hui, l’école de Pinhas est en effervescence. Après avoir nettoyé la salle de conférence et rangé les chaises, tous les élèves se sont assis bien sagement pour attendre l’invité de marque qui venait leur rendre visite. Chaque année, une semaine avant Roch Hachana, ils l’attendent en étant conscients du grand honneur que cet illustre personnage leur accorde.<span></span></p>
<p>Un quart d’heure passe et il arrive enfin. Au moment où le Rav franchit le seuil, tous les élèves se lèvent et lorsqu’il passe à côté d’eux, en signe de respect, ils inclinent la tête.</p>
<p>Le Maguid de Kelm lance un regard chaleureux à tous les élèves et commence à parler. Il sait trouver les mots pour les encourager et les stimuler à aborder la nouvelle année avec un changement dans leur conduite même si ce changement est minime. Il se met à raconter des histoires mais toutes ces histoires, les enfants les ont déjà entendues, les autres années. Comment se fait-il qu’un Rav aussi renommé, répète les mêmes anecdotes aux mêmes élèves ? L’étonnement cède le pas à l’admiration et le Maguid de Kelm dont la grandeur d’âme n’était plus à démontrer s’en aperçoit.</p>
<p>- Quelque chose ne va pas ? Questionne-t-il ?</p>
<p>Personne ne veut répondre et le Maguid sourit.</p>
<p>- Je voudrais que chacun de vous me dise ce qu’il va apporter de nouveau dans sa conduite au seuil de la nouvelle année.</p>
<p>Toutes les mains se lèvent. A chacun des garçons, le Maguid demande leur nom.</p>
<p>Pour les uns, c’est prier plus sérieusement ou écouter les parents plus attentivement et pour les autres, c’est accomplir les mitsvot avec plus d’entrain.</p>
<p>Une fois que  tous les garçons ont répondu, le Rav fronce les sourcils et feint de réfléchir.</p>
<p>Un silence profond s’installe, et les enfants sont de plus en plus mal à l’aise. Soudain, le visage du Maguid s’éclaire.</p>
<p>- Si mes souvenirs sont bons, chacun de vous m’a donné exactement la même réponse les années précédentes.</p>
<p>Quelle mémoire.</p>
<p>Et, à ce moment là, les enfants comprennent le message. Si le Maguid leur raconte chaque année les mêmes histoires, eux, reviennent toujours avec les mêmes promesses.</p>
<p>Mais des promesses qu’ils n’ont pas pu tenir…</p>
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