La boulimie par Corinne Sitbon | Feminin.co.il

La boulimie par Corinne Sitbon

DEFINITION

Ce peut être soit une sensation de faim excessive, poussant à une consommation exagérée d’aliments alors que l’estomac est encore plein. Cette faim est différente de la polyphagie du diabétique ou du porteur de ténia (ver) ou du convalescent.

Ce peut être également une pulsion incontrôlable qui pousse à manger alors que l’on ne le veut pas ou que l’on n’a pas faim.

Description des différentes sortes de boulimie.

Mes trente années d’expérience de nutritionniste spécialisée dans l’amaigrissement m’ont fait distinguer plusieurs sortes de boulimie.
a)    La plus rare, mais aussi la plus grave, est celle qui s’accompagne de vomissements. Le patient mange jusqu’à ne plus pouvoir avaler, se fait vomir puis recommence.
Ce trouble relève d’une névrose et nécessite un traitement psychiatrique. Dans ce cas extrême, je ne peux être d’aucun secours mais, dans des cas de boulimie débutante, mon intervention a toujours été utile; on retrouve ces cas à la suite d’un régime très restrictif qui a été suivi sur une trop longue période, et en raison de difficultés émotionnelles, la personne va « se jeter sur la nourriture » puis par peur de grossir, elle va se faire vomir. Mon intervention porte immédiatement ses fruits quand la personne n’est pas encore trop dépendante de ses vomissements car ils sont en fait un moyen pour rejeter ses problèmes. J’interviens en lui apprenant à manger à volonté des aliments (manger en grande quantité rassure, calme) qui ne la feront pas grossir (donc pas besoin de vomir). Ainsi, le patient se déshabitue rapidement de son besoin de se faire vomir et les aliments, qui lui sont donnés, ne le font pas grossir et jouent en même temps le rôle de coupe-faim.

b)    les boulimies les plus fréquentes sont dues
·       Au stress.
·       A un manque affectif.
·       A l’ennui.
·       A des traumatismes.

La nourriture et son mode d’administration ont toujours une connotation affective.
A chaque tétée ou biberon, le bébé reçoit à la fois la nourriture qu’il a besoin et l’affection de sa mère.
De là, nait l’amalgame entre affection- émotion et nourriture.

  • Boulimie due au stress.

Elle est la plus courante chez les femmes actives qui, rentrant chez elles après une journée de labeur, doivent affronter une seconde journée de travail (maison, enfant, courses). Avant de commencer cette seconde journée de travail, se sentant vidée de toute énergie physique et morale, elles se précipitent sur la nourriture. Cette nourriture physique n’arrive pas à combler leur faim qui est également morale en relation avec la fatigue psychologique.
Pendant 8 heures, elles ont donné tout ce qu’elles avaient à leur patron, leurs collègues ou leurs clients. Elles se sentent vidées. Elles auraient besoin de se recharger en se promenant dans la nature, en se faisant masser, coiffer, dorloter mais au lieu de cela, elles doivent donner à leurs enfants, qui les attendent, leur amour, leur attention, les aider pour les devoirs, les écouter, leur préparer à manger, etc.. Apres les enfants et le ménage, il faudra être la « femme » de leur mari. Ou trouver ces forces nécessaires, si ce n’est dans la nourriture?
Mais comme cette nourriture ne donne pas l’énergie et l’amour si nécessaires, on continue à manger jusqu’à se sentir mal. Puis s’installent les remords et la sensation de mal-être. On ne se supporte plus car on a succombé à la nourriture! Elle nous a dominées sans rien nous apporter de ce que l’on espérait. L’état dépressif n’est pas loin; manque de volonté, irritabilité à fleur de peau, impression d’être entraînée dans une chute interminable, une descente aux enfers, etc.
Que faire?
Il faut apprendre à se nourrir comme il faut en rentrant du travail, à réorganiser sa vie pour se recharger avant d’amorcer la deuxième partie de la journée, à se sortir de la boulimie, à maigrir et à retrouver  équilibre et joie de vivre.

  • La boulimie de l’ennui.

Elle touche plus souvent les personnes âgées qui passent leur temps devant leur poste de télévision. Dans ce cas, il faut leur apprendre à manger correctement en fonction de leurs besoins, à supprimer de leurs placards tout ce qui est nocif, leur créer des activités et des centres d’intérêt même si elles ne peuvent pas se déplacer.

  • La boulimie des enfants.

Pendant que les parents travaillent, ils sont livrés à eux-mêmes et ont tendance à consommer tout ce qui se trouve à la maison. Pour éviter cette boulimie, il faut supprimer les sucreries, les « hatifim », les boissons sucrées des placards. Leur apprendre à boire de l’eau, à manger des fruits et des crudités devant le poste de télévision ou l’écran d’ordinateur. Les occuper à des activités de leur âge.  Cette boulimie est liée à l’ennui et à un manque affectif.

  • La boulimie liée à un manque affectif.

Comme nous venons de le voir elle touche souvent les enfants. Mais d’autres personnes peuvent aussi y succomber.
Par exemple, les divorcées qui ont la garde de leurs enfants et qui, le soir, ne peuvent pas sortir et restent chez elles, seules, devant la télévision en grignotant. Autre exemple; les mamans dont le mari travaille à l’étranger et qui, après leur longue journée, se retrouvent seules et vont manger petits gâteaux et chocolat! Les célibataires de plus de trente ans ont également tendance à se réfugier dans la nourriture et à prendre du poids. Ils doivent apprendre à se nourrir correctement et à fréquenter les clubs sportifs pour se dépenser!

  • La boulimie liée à des traumatismes.

Certaines personnes se mettent à souffrir de boulimie à la suite du divorce des parents, après une rupture du milieu familial pour aller étudier, etc.
Dans ce cas, en plus d’une nutrition anti-boulimique il est important de dédramatiser la situation en faisant appel à la technique bioénergétique.
 
Remèdes à la boulimie.
1) supprimer tous les aliments déclencheurs de boulimie.
2) manger et boire suffisamment, ce qui calme l’appétit.
3) dans les cas les plus difficiles, 2 techniques peuvent être employées. La première consiste en la pose de patchs anti-boulimiques. Ces patchs sont une révolution dans ce domaine car, d’une part, ils agissent sur les centres de la régulation de la faim et de la satiété, qui sont situés au niveau de l’hypothalamus, par une action sur des points spécifiques et connus pour agir sur l’appétit.

La seconde technique est l’auriculothérapie ou acuponcture du pavillon de l’oreille. Le pavillon de l’oreille représente un fœtus tête en bas. Chaque point de l’oreille a une correspondance dans le corps par l’intermédiaire du système nerveux. Différents protocoles existent pour calmer l’appétit, pour relancer le métabolisme, pour permettre à une personne qui a déjà fait beaucoup de régimes sévères et dont le corps résiste à l’amaigrissement et qui souffre de fringales intempestives de contrôler sa boulimie.

Conclusion
La nourriture doit être un plaisir qui nous apporte ce dont le corps a besoin pour son fonctionnement. Nous devons décider de ce que nous voulons manger et ne jamais en devenir l’esclave. Etre libéré de la boulimie c’est sortir d’une servitude destructrice. Cela permet de retrouver un corps en bonne santé.
L’alimentation anti-boulimique associée aux patchs anti-boulimiques et à l’auriculothérapie nous permettra de nous battre contre cette maladie.

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