Pessah est une fête très importante pour le peuple juif. Elle exprime, non seulement, la libération de l’Egypte, la délivrance de l’Egypte de l’époque mais aussi de l’Egypte qui est à l’intérieur de nous.
Le mot « Egypte » en Hébreu est « mitsraïm » ce comprendrait aussi « metsarim » limites, obstacleas. Ce sont les obstacles que nous supportons tous les jours de notre vie. Le Seder est là pour faire sortir chacun de nous de notre propre exil. Cet exil se colle et souvent couvre le Juif que nous avons à l’intérieur de nous.
Dans la préparation de Pessah, nous avons 2 étapes : la première nettoyer le Hamets. Le Hamets est l’ennemi durant la fête de Pessah. On le présente, d’après la Hassidout, comme l’orgueil, l’égoïsme, l’égocentrisme, l’homme se croit complet et n’accepte pas le fait de savoir que nous sommes toujours au début, à la base, et nous devons tout faire pour pouvoir mieux avancer. C’est la raison pour laquelle nous recherchons « hamets » avec tant d’énergie. Une miette de « hamets » est interdite à Pessah d’après la Torah. D’ailleurs, le « hamets » ne devrait pas exister du tout.
Nous devons bien tout nettoyer pour nous éloigner de cette fausse existence, de tout ce qui nous fait croire que nous avons réussi, nous nous sommes faits par nous-mêmes. Nous oublions que nous ne sommes des « pions » sur cette Terre, en dépit des qualités que Hashem donne à chacun. Il faut toujours nous souvenir que nos pas sont dirigés par la bénédiction de D.ieu.
Une fois que nous avons enlevé le « hamets », nous pouvons faire entrer la « matsa ». Cette matsa est tout le contraire du « Hamets ». Elle représente l’annulation, le « Kéli » qui recevra, qui absorbera. Dans le Zohar Haquadoch, la « matsa » est appelée : pain d’Emouna.
Nous faisons très attention la nuit du séder de manger de la « matsa chmoura », faite à la main ; la même « matsa » que nos ancêtres ont mangée à la sortie d’Egypte ; la « matsa » originale.
Il faut savoir que c’est le seul aliment de l’année que nous mangeons comme Juif.
Cette « matsa » construit, renforce et consolidera notre Emouna, notre Foi en Hashem. Elle est très importante, surtout la « matsa chmoura », elle est le « kesher », le lien avec notre Créateur.
Ce qui nous élève sur terre, c’est la force de pouvoir décoller, c’est cette croyance en la Puissance de notre Créateur. Hashem nous a fait sortir d’Egypte, il y a 3321 ans, Il nous refera sortir, une fois encore, de cet exil. La nuit du seder est appelée la nuit de la Libération. La « guéoula » signifie la délivrance à la différence de la « galout », qui signifie l’exil. Un tout petit « aleph » sépare la «guéoula» de la « gola ».
D’ailleurs, pour ressentir cette délivrance, nous sommes obligés de nous rattacher à cette foi spirituelle,ce « aleph », à ce « Aloupho Chel Olam », qui est le Créateur du monde.
Nous devrons savoir si nous devons nous sentir toujours en exil, si nous allons pouvoir chasser cet «exil». Un proverbe dit «c’est plus facile pour un Juif de sortir d’Egypte que de sortir l’Egypte du Juif ».
C’est la raison pour laquelle, pour pouvoir analyser le message de la « matsa », nous devons bien nous préparer, pour avoir le sentiment d’être libre la nuit du Séder et recevoir l’inspiration que la matsa nous donne, l’inspiration de la Emouna qui va tracer le chemin pour toute l’année, pour pouvoir « sauter » et surtout décoller.
Je vous souhaite à tous un Pessah Cacher, comme la Torah nous le demande en faisant tous les efforts possibles, et bien sûr un Pessah Sameah, un Pessah dans la Joie. Et, comme nous le disons chaque année « lé chanah aba be Yéroushalaïm » Que nous célébrions Pessah prochain avec Machiah, avec la « guéoula » pour le peuple Juif.
Amen.

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19 mai 2009
Michelle
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